Ce que révèle la fonction du symptôme (et pourquoi l’enlever trop vite ne fonctionne pas)
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Comprendre la fonction cachée de vos symptômes (grignotage, addictions, stress, insomnies, fatigue) pour changer en profondeur, sans lutter contre vous-même.
Et si votre symptôme n’était pas un ennemi à éliminer, mais une solution que votre inconscient a trouvé pour vous protéger… et qui est simplement devenue trop coûteuse dans votre vie d’adulte ?
Dans cet article, je vous montre comment voir vos comportements gênants autrement, pourquoi les supprimer trop vite ne fonctionne pas, et comment les approches comme l’hypnose, l’EFT ou la PNL permettent de transformer la fonction du symptôme plutôt que de le subir.

On passe beaucoup de temps à vouloir se débarrasser de ses symptômes : arrêter de grignoter, mieux dormir, ne plus stresser, arrêter de fumer, retrouver de l’énergie. On cherche la méthode efficace, la volonté solide, le déclic… et pourtant, le symptôme revient. Parfois plus fort.
Ce n’est pas un manque de discipline. C’est souvent le signe que quelque chose de plus profond est à l’œuvre.
Un symptôme a une fonction. Comprendre la fonction du symptôme permet de ne plus lutter contre soi-même.
Tant qu’on ne comprend pas ce qu’il régule, le supprimer de force ne fonctionne pas. C’est comme retirer un appui fragile sans renforcer ce qu’il soutient.
Dans cet article, je vous propose un autre regard : Un symptôme n’est pas un problème. C’est une solution… devenue coûteuse.
Et c’est à partir de là que le vrai travail thérapeutique commence.
Sommaire de l’article
Un symptôme, c’est d’abord une solution
On voit rarement ses comportements gênants comme des solutions. On les étiquette : “problème”, “faiblesse”, “addiction”, “manque de volonté”.
Pourtant, dans la logique de l’inconscient, un symptôme arrive rarement par hasard : il vient répondre à quelque chose comme une douleur émotionnelle, un manque, une surcharge, une peur, une tension interne.
Quelques exemples concrets :
Le grignotage du soir apaise une journée trop chargée, un sentiment de solitude, ou l’impression de ne jamais avoir de moment pour soi.
Le stress permanent donne l’illusion de “garder le contrôle” et d’anticiper tous les risques.
L’insomnie permet de rester en hypervigilance, comme si se détendre devenait dangereux.
La fatigue chronique oblige à lever le pied, à dire non, à ralentir quand vous ne vous l’autorisez pas consciemment.
Le symptôme, dans cette logique, est une tentative d’équilibre. Il est souvent maladroit, excessif, douloureux… mais il essaie de protéger une partie de vous qui ne sait pas encore faire autrement.
Pourquoi supprimer un symptôme trop vite ne fonctionne pas
Quand on n’aime pas un symptôme, le premier réflexe est de vouloir le faire disparaître :
Régime strict pour arrêter de grignoter.
Application “souffle 4–7–8” pendant 3 jours pour mieux dormir.
Substituts nicotiniques sans travail émotionnel derrière.
“Il faut que je me calme” en plein stress sans comprendre ce qu’il nourrit.
Sur le papier, ça semble logique. Dans la réalité, beaucoup de personnes observent :
soit un retour du symptôme (rechute, effet yo-yo, insomnies qui reviennent),
soit un déplacement du symptôme : on arrête le sucre mais on compense avec l’alcool ou les écrans, on arrête de fumer mais on se met à grignoter, on dort mieux mais l’anxiété explose dans la journée.
Pourquoi ? Parce que tant que la fonction profonde n’est pas prise en charge autrement, l’inconscient cherchera une nouvelle manière de la satisfaire. En thérapie brève, le but n’est pas de “casser le symptôme”, mais d’installer des solutions plus écologiques : des façons de gérer ses émotions, son stress, ses besoins, qui soient plus respectueuses de votre corps et de votre vie.
En résumé : Tant qu’on ne répond pas au besoin que le symptôme essaie de réguler, le corps et le mental inventeront d’autres stratégies… parfois encore plus coûteuses.
Ce que les symptômes essaient souvent de réguler
Le grignotage et les compulsions alimentaires
Le grignotage n’est pas un problème alimentaire. C’est un régulateur émotionnel.
Le grignotage émotionnel n’a rien à voir avec la faim du corps, et tout à voir avec la faim de détente, de réconfort ou de compensation.
Pour beaucoup de personnes, la nourriture devient :
un anesthésiant quand les émotions sont trop fortes (stress, tristesse, colère, vide) ;
une récompense après une journée difficile (“je l’ai bien mérité”) ;
un moment à soi quand le reste de la journée est vécu en pilote automatique.
Dans ce cas, le symptôme “je mange sans faim” tente de réguler :
un niveau de stress trop élevé,
une surcharge mentale,
un manque de douceur ou de reconnaissance.
Travailler uniquement sur “ce qu’il faut manger” ou sur le contrôle du comportement revient à couper le robinet sans toucher à la pression dans les tuyaux.
Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez lire :
Addictions : tabac, alcool, écrans, achats…
Une addiction n’est pas un manque de volonté. C’est une stratégie de survie. Derrière une addiction, on trouve très souvent une tentative de régulation émotionnelle :
Le tabac pour calmer, structurer la journée, faire une pause, gérer les tensions.
L’alcool pour désinhiber, décompresser, supporter une solitude ou une anxiété sociale.
Les écrans ou les jeux pour fuir une réalité vécue comme trop douloureuse ou vide.
Les achats compulsifs pour combler un manque, se donner un sentiment de valeur ou de compensation.
La substance ou le comportement devient une béquille. Le problème, c’est que cette béquille finit par coûter cher : santé, argent, relations, estime de soi.
Dire à quelqu’un “arrête juste” revient à lui dire : “enlève ta béquille et marche normalement” sans l’avoir rééduqué musculairement.
Un accompagnement thérapeutique permet de :
comprendre ce que l’addiction apaise exactement,
développer d’autres moyens de se réguler,
travailler sur les blessures émotionnelles et les croyances qui alimentent ce besoin.
À lire également :
Stress et hyper-contrôle
Le stress n’est pas un bug. C’est un système de protection poussé à l’extrême.
Le stress chronique et l’hyper-contrôle ont aussi une fonction :
rester en alerte pour anticiper les risques,
garder une impression de maîtrise dans un monde imprévisible,
éviter de se connecter à certaines émotions (tristesse, vulnérabilité, sentiment d’impuissance).
Quand votre système nerveux est en “mode survie”, se détendre peut être perçu comme dangereux : “si je lâche, tout va s’écrouler”.
Le symptôme “je suis toujours tendu, je n’arrive pas à me relaxer” est donc une protection.
Le supprimer de force (en vous répétant “il faut que je me calme”) sans comprendre ce qu’il défend risque d’augmenter :
les crises d’angoisse,
les somatisations (douleurs, tensions, troubles digestifs),
les comportements de fuite (procrastination, addictions, irritabilité).
Pour aller plus loin, vous pouvez explorer :
Insomnies et mental qui ne lâche pas
Beaucoup de personnes me disent : “Mon mental ne dort jamais, je n’arrive pas à couper.”
Là encore, ce mental hyperactif a une fonction :
surveiller, analyser, anticiper, rejouer les scénarios pour essayer d’éviter le pire. Pour certaines histoires de vie, rester en vigilance a longtemps été une question de sécurité intérieure.
L’insomnie émotionnelle peut :
éviter de se confronter à un vide intérieur ou à des émotions refoulées qui remontent la nuit,
maintenir le système en état d’alerte, comme si s’endormir était risqué.
Si on cherche uniquement à “forcer le sommeil” (médicaments, écrans, rituels sans travail de fond), on agit sur le symptôme, pas sur le pilotage interne.
Avec des approches comme l’hypnose, on peut :
apprendre au corps à se sentir en sécurité pour se laisser aller,
calmer le dialogue intérieur,
travailler sur les expériences passées qui ont programmé cette hypervigilance.
Vous pouvez aussi lire :
Fatigue chronique et corps “au ralenti”
La fatigue émotionnelle chronique touche souvent des personnes très fonctionnelles : elles tiennent, elles assurent, elles cochent tout… jusqu’au moment où le corps dit “stop”.
La fatigue devient alors une solution radicale pour :
obliger à ralentir,
réduire la charge,
obtenir enfin du repos quand il n’est jamais autorisé consciemment.
On peut la voir comme une grève du corps qui refuse de continuer à ce rythme.
Essayer de “se booster” sans écouter le message peut aggraver l’épuisement (burn-out, effondrement, maladies à répétition).
Là encore, la vraie question n’est pas “comment récupérer plus vite ?”, mais :
Qu’est-ce que cette fatigue m’empêche de continuer à faire ?
Qu’est-ce qu’elle m’oblige à reconnaître ou à changer ?
Sur ce sujet vous pouvez lire : “Fatigue émotionnelle chronique : pourquoi des personnes fonctionnelles sont épuisées”
Hypnose, EFT, PNL : transformer la fonction du symptôme
Les approches comme l’hypnose, l’EFT (techniques de libération émotionnelle) et la PNL (programmation neuro-linguistique) ont un point commun : elles travaillent directement avec les programmes inconscients qui pilotent vos symptômes.
L’objectif n’est pas de vous “forcer” à arrêter un comportement, mais de :
comprendre ce qu’il protège, apaise ou compense,
sécuriser les parties de vous qui ont encore besoin de cette solution,
installer de nouvelles stratégies plus douces et plus adaptées à votre vie actuelle.
Concrètement, en séance, cela peut vouloir dire :
recadrer la fonction du symptôme (“il a essayé de t’aider, mais aujourd’hui on va lui proposer mieux”),
libérer les émotions accumulées (culpabilité, honte, peur, colère),
travailler sur les croyances (“si je lâche le contrôle, tout va mal se passer”, “je n’ai pas le droit de me reposer”, “sans la cigarette je ne tiendrai pas”).
Le symptôme n’a alors plus besoin d’exister sous cette forme. On ne le casse pas, on le transforme.
Pour découvrir plus en détail ces approches :
Quand se faire accompagner et comment je travaille en séance
Vous n’êtes pas obligé d’attendre le point de rupture pour vous faire accompagner.
Dès que vous sentez qu’un symptôme :
revient régulièrement malgré vos efforts,
commence à impacter votre qualité de vie (sommeil, énergie, relations, santé),
vous fait honte ou vous donne l’impression de perdre le contrôle, il peut être utile de ne plus le gérer seul.
En séance, à mon cabinet d’hypnose à Paris 10, nous allons :
identifier ce que votre symptôme essaie de réguler (émotions, stress, blessures, surcharge),
clarifier ce que vous voulez à la place : plus de calme, de liberté, de légèreté, de présence à vous-même,
utiliser l’hypnose, l’EFT, la PNL et d’autres outils de thérapie brève pour transformer la réponse automatique de votre inconscient.
Mon intention n’est pas de faire taire vos symptômes, mais de vous aider à :
vous réconcilier avec vous-même,
retrouver des ressources internes plus matures et apaisées,
installer un changement durable, qui ne repose pas uniquement sur la volonté.
Et maintenant, concrètement ?
Si vous vous reconnaissez dans ces mécanismes, comme le grignotage, les addictions, le stress, les insomnies ou la fatigue émotionnelle, ce que vous ressentez n’est pas un problème à corriger, mais quelque chose à comprendre.
Et vous n’êtes pas obligé de continuer à gérer ça seul.
Je vous accompagne à mon cabinet d’hypnose à Paris 10 pour aller au-delà du symptôme, comprendre ce qu’il régule et installer des changements plus profonds, plus durables.
Vous pouvez prendre rendez-vous directement, ou simplement me contacter pour échanger sur votre situation et voir si cet accompagnement vous correspond.
Changer de regard sur vos symptômes
Un symptôme n’est pas un ennemi à abattre, c’est une solution qui a longtemps essayé de vous aider, avant de devenir trop coûteuse.
Quand on commence à le voir ainsi, la honte baisse, la curiosité augmente, et un travail thérapeutique profond devient possible.
La vraie question n’est plus “comment le faire disparaître ?”, mais :“Qu’est-ce qu’il essaie de réguler, et comment puis-je y répondre autrement, avec plus de respect pour moi-même ?”
C’est exactement ce chemin que je vous propose d’emprunter en hypnose, en EFT et en thérapie brève, à votre rythme.

Comprendre avant de changer
Derrière chaque symptôme, il y a une logique.
C’est en la comprenant que le changement devient possible.
Je vous accompagne dans ce travail, avec précision et respect de votre rythme.
Articles à lire ensuite
Pour continuer votre réflexion, vous pouvez explorer :
Kristof Bruand, hypnothérapeute certifié et psychopraticien à Paris 10, à proximité des gares du Nord et de l’Est.
Spécialisé dans la confiance en soi, la gestion du poids, l’arrêt du tabac, la gestion du stress et des addictions, il reçoit sur rendez-vous en cabinet à Paris 10 (République – Gare du Nord – Gare de l’Est) ainsi qu’en visio.



