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Pourquoi je procrastine alors que je sais quoi faire ? Comprendre ce qui bloque le passage à l’action

  • 25 janv.
  • 17 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Femme tenant une tasse et regardant ailleurs, illustrant la procrastination avant de commencer une tâche


Quand vous savez exactement quoi faire, mais que vous n’arrivez pas à commencer


Vous savez que vous devez envoyer ce message, commencer ce dossier, prendre ce rendez-vous ou vous occuper d’une démarche importante. Vous savez même précisément ce qu’il faudrait faire.

Pourtant, vous repoussez.


Cette procrastination n’est pas nécessairement liée à un manque de motivation, de discipline ou de volonté. Elle peut être une manière de vous protéger momentanément d’une émotion inconfortable, comme la peur d’échouer, le perfectionnisme, la surcharge mentale ou la crainte de ne pas être à la hauteur.


Comprendre ce mécanisme permet de sortir progressivement de la culpabilité et de retrouver un passage à l’action plus naturel.



Personne lucide et réfléchie, illustrant le décalage entre compréhension mentale et difficulté à passer à l’action
Procrastiner alors que l’on sait quoi faire ne signifie pas nécessairement manquer de volonté. Ce blocage peut révéler une peur, une surcharge ou une pression intérieure devenue trop importante.

Vous trouvez autre chose à terminer avant. Vous attendez de vous sentir plus motivé, plus disponible ou davantage prêt. Puis les heures ou les jours passent, la tâche reste là et la culpabilité commence à s’installer.


Vous vous dites peut-être :

« Je sais ce que je dois faire, alors pourquoi est-ce que je n’y arrive pas ? »


Cette situation peut être difficile à comprendre, surtout lorsque vous êtes capable d’être efficace dans d’autres domaines de votre vie. La procrastination est alors rapidement interprétée comme un manque de motivation, de discipline ou de volonté.


Pourtant, elle peut avoir des causes bien plus profondes. Reporter une action n’est pas toujours une façon de ne rien faire. Cela peut être une manière d’éviter, pendant un moment, une émotion inconfortable : la peur d’échouer, de mal faire, de décevoir, d’être jugé ou de ne pas être à la hauteur.


La procrastination peut également apparaître lorsqu’une tâche semble trop importante, trop difficile ou trop chargée émotionnellement.


Dans cet article, nous allons comprendre pourquoi vous pouvez procrastiner alors que vous savez exactement quoi faire, ce qui entretient ce blocage et comment l’hypnose et les thérapies brèves peuvent vous aider à agir avec moins de tension intérieure.




Sommaire





Pourquoi je procrastine alors que je sais quoi faire ?


La procrastination correspond au fait de remettre à plus tard une action que l’on avait pourtant prévu de réaliser. Il ne s’agit pas simplement de choisir de faire une pause ou de reporter volontairement une tâche parce qu’elle n’est pas prioritaire.


Dans la procrastination, la personne sait souvent que ce report risque de lui poser problème. Elle peut anticiper le retard, la pression ou les conséquences, mais elle ne parvient tout de même pas à commencer.


Elle peut alors :


• attendre le dernier moment

• s’occuper de tâches moins importantes

• passer beaucoup de temps à préparer sans réellement agir

• chercher encore des informations

• recommencer plusieurs fois sans terminer

• éviter de prendre une décision

• se distraire pour ne plus penser à ce qu’elle devrait faire.


Le paradoxe est que la personne ne manque pas nécessairement de lucidité. Elle sait ce qu’elle veut, comprend ce qui serait bon pour elle et connaît parfois même toutes les étapes à suivre.


Mais comprendre une action et réussir à la réaliser sont deux choses différentes.


Le passage à l’action dépend aussi de l’état émotionnel, du niveau de fatigue, de la confiance en soi et de ce que la tâche représente intérieurement. Vous pouvez donc comprendre parfaitement votre fonctionnement et continuer à répéter le même comportement.


Ce décalage entre ce que vous savez et ce que vous parvenez réellement à faire peut devenir particulièrement frustrant. Vous pouvez avoir l’impression de manquer de volonté, de perdre votre temps ou de vous mettre vous-même en difficulté.


Pourtant, ce blocage ne signifie pas nécessairement que vous ne voulez pas avancer. Il peut signifier qu’une partie de vous associe l’action à un risque, une pression ou un inconfort qu’elle cherche à éviter.



La procrastination n’est pas toujours un manque de motivation


Il arrive naturellement de repousser une tâche parce qu’elle est pénible, peu intéressante ou non prioritaire. Mais lorsque vous souhaitez sincèrement avancer et que vous restez malgré tout bloqué, le problème ne vient pas forcément d’un manque d’envie.


Vous pouvez être motivé et procrastiner. Vous pouvez avoir un objectif important et ne pas réussir à vous y mettre. Vous pouvez même penser toute la journée à une tâche sans parvenir à faire le premier pas.


La procrastination peut apparaître lorsque l’action est associée à une tension intérieure trop importante. Vous ne fuyez alors pas nécessairement la tâche elle-même. Vous cherchez surtout à éviter ce qu’elle vous fait ressentir.


Il peut s’agir de la peur de découvrir que vous n’êtes pas capable, de la crainte de faire un mauvais choix, de l’impression que vous devez tout réussir parfaitement ou encore de la peur du regard des autres.


Vous pouvez également vous sentir déjà débordé, anticiper un effort trop important ou redouter de devoir affronter une situation inconfortable.


Reporter procure alors un soulagement immédiat. Pendant quelques minutes ou quelques heures, vous n’avez plus à affronter la tâche. Mais ce soulagement reste temporaire, car l’action à réaliser ne disparaît pas. Elle continue à occuper votre esprit et peut progressivement devenir encore plus lourde.


La procrastination ne correspond donc pas toujours à une absence de motivation. Elle peut représenter une stratégie d’évitement mise en place pour réduire momentanément une tension émotionnelle.


Si vous vous reprochez régulièrement de ne pas avoir suffisamment de volonté, vous pouvez également lire l’article Pourquoi ce n’est pas un manque de volonté quand on n’arrive pas à changer



Les principales raisons qui bloquent le passage à l’action


Plusieurs mécanismes peuvent expliquer pourquoi vous procrastinez alors que vous savez précisément ce que vous devriez faire. Ces mécanismes peuvent se combiner.


Une personne peut, par exemple, être perfectionniste, avoir peur d’échouer et se sentir en même temps mentalement surchargée.


La peur d’échouer

Commencer une action implique de se confronter à un résultat. Tant que vous ne commencez pas, vous pouvez encore imaginer que vous auriez été capable de réussir dans de meilleures conditions, avec plus de temps ou davantage de préparation.


Ne pas agir permet parfois de préserver cette possibilité. En revanche, commencer signifie prendre le risque de faire une erreur, de rencontrer une difficulté ou de ne pas obtenir le résultat espéré.


La procrastination peut alors devenir une forme de protection intérieure :

« Si je ne commence pas vraiment, je ne peux pas vraiment échouer. »


Ce mécanisme est rarement conscient, mais il peut être très puissant. La peur de l’échec ne se manifeste pas toujours par une peur clairement identifiable. Elle peut prendre la forme d’une fatigue soudaine, d’un besoin de vérifier encore une information ou d’une envie de s’occuper d’autre chose.


Vous pouvez également vous convaincre que ce n’est pas le bon moment ou que vous serez plus efficace plus tard. En réalité, votre esprit cherche peut-être à retarder le moment où vous devrez vous confronter à un résultat incertain.


Le perfectionnisme

Le perfectionnisme ne pousse pas toujours à faire davantage. Il peut aussi empêcher de commencer.


Lorsque vous avez l’impression qu’une tâche doit être parfaitement réalisée, chaque détail prend une importance excessive. Vous ne devez plus simplement écrire un document, passer un appel ou préparer une présentation. Vous devez réussir parfaitement, trouver les bons mots, éviter toute erreur et anticiper toutes les réactions.


La première étape devient alors immense. Vous pouvez passer beaucoup de temps à réfléchir, à organiser ou à modifier ce que vous avez déjà fait, sans avoir le sentiment d’avancer.


Le perfectionnisme transforme une action ordinaire en épreuve personnelle. Il devient plus difficile d’accepter une première version imparfaite, un apprentissage progressif ou la possibilité de corriger ensuite.


Vous attendez alors de vous sentir totalement prêt. Vous cherchez la meilleure manière de commencer et vous voulez être certain de ne rien oublier. Mais cette recherche de perfection peut finalement devenir l’une des principales raisons pour lesquelles vous n’agissez pas.


La peur de ne pas être à la hauteur

Certaines tâches touchent directement à l’image que vous avez de vous-même. Présenter un projet, demander une évolution professionnelle, lancer une activité, répondre à une offre ou prendre une décision importante peut réveiller des doutes plus profonds :


« Est-ce que je suis vraiment capable ? »

« Est-ce que je mérite cette place ? »

« Et si les autres se rendaient compte que je ne suis pas à la hauteur ? »


Dans ce cas, la tâche ne représente plus seulement une action à accomplir. Elle devient une évaluation de votre valeur, de vos compétences ou de votre légitimité.


Plus l’enjeu émotionnel augmente, plus le passage à l’action peut devenir difficile. Vous ne repoussez pas seulement un dossier, un appel ou une décision. Vous repoussez le moment où vous pourriez vous sentir jugé, exposé ou vulnérable.


Lorsque la procrastination est liée à la peur du regard des autres ou au manque de légitimité, un travail autour de la confiance en soi et des relations peut vous aider à comprendre ce qui rend certaines actions si difficiles.


La surcharge mentale

Vous pouvez savoir quoi faire et ne plus avoir suffisamment de disponibilité intérieure pour le faire. Lorsque les responsabilités, les préoccupations et les décisions s’accumulent, le cerveau doit gérer une quantité importante d’informations.


Même une petite tâche supplémentaire peut alors sembler insurmontable. Vous ne procrastinez pas nécessairement parce que vous êtes désorganisé. Vous pouvez être simplement saturé.


Dans cet état, il devient plus difficile de hiérarchiser les priorités, de prendre une décision, de maintenir son attention, d’anticiper les différentes étapes ou de supporter une contrainte supplémentaire.


Le problème n’est pas toujours la tâche. Il peut être lié à tout ce qui occupe déjà votre esprit.

Vous pouvez avoir l’impression que vous devriez réussir à vous organiser davantage, alors que votre système a surtout besoin de retrouver de l’espace mental et de l’apaisement.


Lorsque la surcharge mentale s’installe durablement, elle peut également affecter le sommeil, la concentration et la capacité à se détendre. Vous pouvez découvrir mes accompagnements autour du stress, des émotions et du sommeil pour mieux comprendre comment cette saturation intérieure peut être prise en charge.


Ne pas savoir par où commencer

Certaines tâches sont formulées de manière trop large. « Reprendre ma vie en main », « changer de travail », « mieux m’organiser », « créer mon projet » ou « régler mes problèmes administratifs » ne sont pas des actions précises.


Ce sont des objectifs qui contiennent de nombreuses étapes. Lorsque le cerveau ne sait pas clairement quelle est la première action à réaliser, il peut rester bloqué face à l’ensemble.


Vous pensez alors au résultat final, à tout ce qu’il faudra faire et à toutes les difficultés possibles. La tâche paraît énorme avant même d’avoir commencé.


Vous pouvez passer beaucoup de temps à réfléchir à l’ordre des étapes ou à chercher la meilleure méthode. Mais tant que l’objectif reste trop large, le passage à l’action demeure difficile.


Définir une première étape simple ne règle pas toujours le fond du problème, mais cela permet de rendre la tâche plus concrète et plus accessible.


Une tâche devenue trop importante

Plus une action est importante, plus elle peut générer de pression. Vous pouvez avoir tellement envie de réussir que vous ne vous autorisez plus à avancer simplement.


Chaque choix semble décisif et chaque erreur paraît lourde de conséquences. Vous attendez alors le bon moment, la bonne idée, la bonne énergie ou la certitude absolue.


Mais plus vous attendez, plus la tâche prend de la place dans votre esprit. Elle devient progressivement plus impressionnante qu’elle ne l’était au départ.


Vous pouvez finir par associer cette action à une forme d’épreuve. Ce qui devait être une démarche, une décision ou un projet devient un symbole de réussite ou d’échec. La pression augmente alors avant même d’avoir commencé.



Vous savez peut-être déjà ce que vous devriez faire,

mais quelque chose bloque au moment d’agir.


Un accompagnement en hypnose, PNL et EFT peut vous aider à comprendre ce qui entretient cette résistance et à retrouver un passage à l’action plus naturel.


Découvrir mes accompagnements en hypnose et thérapies brèves




Pourquoi certaines tâches nous bloquent plus que d’autres


La procrastination n’est pas toujours présente dans tous les domaines. Une personne peut être très réactive dans son travail, mais repousser constamment ses démarches personnelles.


Une autre peut gérer efficacement la vie des autres, mais rester bloquée lorsqu’il s’agit de prendre soin d’elle-même. Vous pouvez également accomplir facilement les tâches urgentes et avoir beaucoup plus de mal avec celles qui concernent votre avenir.


Ces différences montrent que la procrastination n’est pas seulement liée à votre capacité à vous organiser. Elle dépend aussi de la signification émotionnelle de la tâche.


Une action peut réveiller un souvenir d’échec, une peur du jugement, une ancienne remarque dévalorisante, la crainte de décevoir, un conflit intérieur, une difficulté à prendre sa place ou encore la peur des conséquences d’un changement.


Certaines personnes procrastinent même au moment où elles sont sur le point de réussir. Le changement souhaité peut également créer de l’incertitude. Avancer signifie parfois quitter une situation connue, modifier ses habitudes ou prendre de nouvelles responsabilités.


Une partie de vous veut changer, tandis qu’une autre cherche à maintenir ce qui semble familier et sécurisant.


Il est donc possible d’avoir réellement envie d’avancer tout en ressentant une résistance intérieure. Cette résistance ne signifie pas que vous refusez le changement. Elle peut simplement révéler que ce changement touche à votre sécurité, à votre identité ou à la place que vous vous autorisez à prendre.



Le cercle de la procrastination et de la culpabilité


La procrastination est souvent accompagnée d’un dialogue intérieur très critique. Vous repoussez une tâche, puis vous vous reprochez de ne pas l’avoir faite.


Vous pouvez vous dire :


• « Je suis encore en train de perdre mon temps. »

• « Je n’ai aucune volonté. »

• « Je devrais déjà avoir terminé. »

• « Je ne suis pas capable de tenir mes engagements. »

• « Les autres y arrivent, pourquoi pas moi ? »


Ces pensées augmentent la pression et dégradent progressivement la confiance en soi.


Un cercle peut alors se mettre en place : vous reportez l’action, vous culpabilisez, la tension augmente, la tâche devient encore plus désagréable et vous l’évitez de nouveau.


Report de l’action, culpabilité, tension, nouvel évitement : la procrastination finit par s’entretenir elle-même.


La culpabilité donne parfois l’impression qu’elle va créer un déclic. Vous pensez qu’en vous parlant plus durement, vous finirez par réagir. En réalité, elle peut renforcer l’évitement.


Plus vous vous critiquez, plus l’action devient associée à un sentiment d’échec et de malaise.


Sortir de la procrastination demande donc rarement de se parler plus durement. Il s’agit plutôt de comprendre ce qui se produit au moment précis où vous devriez agir.


Que ressentez-vous lorsque vous pensez à la tâche ? Quelle peur ou quelle tension apparaît ? Quelle pensée traverse votre esprit juste avant que vous décidiez de remettre l’action à plus tard ?


Ces questions permettent de déplacer le regard. Vous ne cherchez plus uniquement à savoir comment vous forcer à agir. Vous commencez à comprendre ce qui rend l’action si difficile.



Le rôle du système nerveux


Le système nerveux cherche constamment à vous maintenir en sécurité. Il ne réagit pas uniquement aux dangers physiques. Il peut aussi interpréter comme une menace le risque d’être jugé, de perdre le contrôle, d’échouer ou de se sentir humilié.


Lorsqu’une tâche est associée à une émotion inconfortable, votre système peut chercher à vous en éloigner. Vous pouvez alors ressentir une fatigue soudaine, une envie de faire autre chose, une difficulté à vous concentrer, une agitation intérieure, un besoin de vérifier votre téléphone, une impression de confusion ou une perte momentanée de motivation.


Le report réduit temporairement la tension. Le cerveau enregistre alors que l’évitement procure un soulagement. Cette réaction peut se reproduire chaque fois qu’une tâche similaire apparaît.


Avec le temps, procrastiner peut devenir un automatisme. Cela ne signifie pas que vous êtes incapable d’agir. Cela signifie que votre système a associé certaines actions à une forme d’inconfort ou d’insécurité.


Même lorsque tout est clair dans votre tête, votre corps peut continuer à réagir comme si la situation représentait un danger. Il peut s’agir d’un risque de jugement, d’une peur de l’échec ou d’une ancienne expérience encore émotionnellement active.


C’est pour cette raison que comprendre rationnellement le problème ne suffit pas toujours à modifier le comportement. La compréhension est importante, mais elle doit parfois être accompagnée d’un travail plus profond sur les émotions, les automatismes et la sécurité intérieure.



Pourquoi se forcer ne suffit pas toujours


La discipline, l’organisation et les méthodes de gestion du temps peuvent être très utiles. Créer une liste, supprimer les distractions ou définir une échéance peut réellement faciliter le passage à l’action.


Mais ces outils atteignent parfois leurs limites lorsque le blocage est principalement émotionnel.


Vous pouvez avoir un agenda parfaitement organisé et ne pas réussir à commencer. Vous pouvez découper une tâche en plusieurs étapes et continuer à la repousser. Vous pouvez comprendre toutes les méthodes de productivité sans réussir à les appliquer durablement.


Dans ce cas, vous forcer davantage peut augmenter la tension. Vous commencez à vous battre contre vous-même :


« Il faut que je le fasse. »

« Je n’ai pas le choix. »

« Je dois arrêter de réfléchir. »


Vous réussissez parfois à avancer sous la pression, mais au prix d’un effort important. Puis le même mécanisme réapparaît à la tâche suivante.


L’objectif n’est donc pas de supprimer toute discipline. Il s’agit de comprendre pourquoi l’action demande autant d’énergie et ce qui doit être apaisé pour qu’elle devienne plus accessible.


Lorsque l’on agit uniquement sous la contrainte, l’urgence ou la culpabilité, le passage à l’action reste associé à une tension importante. Le changement peut alors être difficile à maintenir.


À l’inverse, lorsque la peur, le perfectionnisme ou la pression intérieure diminuent, l’action peut progressivement devenir plus naturelle et moins coûteuse émotionnellement.



Comment commencer à sortir de la procrastination


Sortir de la procrastination ne consiste pas forcément à devenir immédiatement plus productif. Il s’agit d’abord de mieux comprendre le moment où le blocage apparaît.


Vous pouvez ensuite créer des conditions plus favorables au passage à l’action.


Identifier ce que vous évitez réellement

Lorsque vous repoussez une tâche, demandez-vous :

« Qu’est-ce que je risque de ressentir si je commence maintenant ? »


La réponse peut être différente de ce que vous imaginiez. Vous n’évitez peut-être pas l’action, mais la peur de faire une erreur, le sentiment de ne pas savoir, l’inconfort d’une conversation, la possibilité d’un refus, la crainte de devoir aller jusqu’au bout ou encore l’impression de perdre votre liberté.


Nommer l’émotion permet déjà de mieux comprendre le blocage.


Vous pouvez également vous demander ce que cette tâche représente pour vous. S’agit-il simplement d’un dossier à terminer ou avez-vous l’impression que ce dossier doit prouver votre compétence ? S’agit-il d’une décision à prendre ou craignez-vous de décevoir une personne importante ?


Ces nuances permettent d’identifier la véritable source de la tension.


Réduire la tâche à une action concrète

Au lieu de vous demander de terminer l’ensemble, choisissez une première étape très précise.


Par exemple :

• ouvrir le document

• écrire les trois premières lignes

• chercher un numéro de téléphone

• envoyer une demande d’information

• ranger uniquement une partie d’une pièce

• travailler pendant dix minutes


Le but n’est pas de tromper votre cerveau ni de minimiser ce que vous ressentez. Il s’agit de rendre l’action suffisamment claire pour pouvoir commencer.


Une tâche floue ou trop importante peut provoquer de l’immobilité. Une action simple et clairement définie permet de réduire la quantité d’informations que votre cerveau doit traiter.


Vous ne cherchez plus à terminer immédiatement. Vous cherchez uniquement à engager le mouvement.


Définir ce qui serait suffisamment bien

Lorsque le perfectionnisme entretient la procrastination, il peut être utile de déterminer à l’avance ce qui serait acceptable.


Votre première version n’a pas besoin d’être définitive. Une démarche n’a pas besoin d’être parfaitement préparée pour être engagée. Une décision n’a pas besoin d’être totalement dépourvue de risque.


Agir suffisamment bien permet souvent d’avancer davantage qu’attendre de pouvoir agir parfaitement.


Vous pourrez relire, modifier, apprendre ou corriger. Commencer ne vous engage pas à tout réussir immédiatement. Cela vous permet simplement de quitter la réflexion permanente pour entrer progressivement dans l’expérience.


Distinguer la fatigue de l’évitement

Parfois, vous avez réellement besoin de repos. À d’autres moments, la fatigue apparaît précisément lorsque vous pensez à la tâche.


Observez ce qui se passe dans votre corps. Si votre énergie revient dès que vous choisissez une activité plus agréable, il est possible que la fatigue soit en partie liée à l’inconfort émotionnel.


Cela ne signifie pas que vous simulez ou que votre ressenti n’est pas réel. Le corps peut produire une véritable sensation de fatigue pour vous éloigner d’une situation perçue comme difficile.


L’objectif n’est pas de vous obliger à ignorer votre fatigue. Il s’agit de distinguer un besoin réel de récupération d’une réaction de protection qui apparaît face à une tâche précise.


Réduire l’importance symbolique de la tâche

Une action n’est pas toujours un verdict sur votre valeur. Un dossier imparfait ne signifie pas que vous êtes incompétent. Une réponse négative ne signifie pas que vous ne méritez rien. Une erreur ne remet pas en question l’ensemble de vos capacités.


Plus vous dissociez la tâche de votre valeur personnelle, plus elle peut redevenir une simple expérience, avec des ajustements possibles.


Vous n’avez pas besoin de prouver qui vous êtes à travers chacune de vos actions. Vous pouvez apprendre, essayer, vous tromper et recommencer.


Cette posture réduit progressivement la pression qui entretient la procrastination.



Comment l’hypnose et les thérapies brèves peuvent aider


L’hypnose, la PNL et l’EFT ne servent pas à vous rendre plus productif à tout prix. L’objectif n’est pas de vous pousser à agir sans tenir compte de votre état intérieur.


Ces approches permettent plutôt de travailler sur ce qui entretient le blocage : la peur d’échouer, le perfectionnisme, l’anticipation du jugement, le manque de confiance, la peur de décevoir, les automatismes d’évitement, la surcharge émotionnelle ou certaines expériences passées encore actives.


L’hypnose permet d’accéder à un état d’attention différent, dans lequel il devient possible d’observer et de modifier certains automatismes. Elle peut aider à travailler sur les réactions émotionnelles associées à une tâche, à un projet ou à une prise de décision.


La PNL peut permettre d’explorer les représentations mentales, les croyances et les stratégies inconscientes associées à l’action. Certaines personnes imaginent immédiatement la difficulté, l’échec ou le jugement avant même d’avoir commencé. Modifier ces représentations peut rendre le passage à l’action plus accessible.


L’EFT peut aider à apaiser l’intensité émotionnelle ressentie face à certaines situations ou certaines tâches.


Le but n’est pas de supprimer toute hésitation ou toute peur. Il s’agit de retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour pouvoir avancer, même lorsque tout n’est pas parfaitement certain.


Lorsque l’état interne change, les comportements peuvent eux aussi évoluer plus naturellement, sans lutte permanente.



Ce que j’observe en cabinet


Les personnes que j’accompagne savent souvent déjà beaucoup de choses sur leur fonctionnement. Elles ont réfléchi, lu des articles, essayé différentes méthodes et parfois suivi de nombreux conseils.


Elles ne manquent pas forcément de motivation. Certaines sont même très exigeantes envers elles-mêmes et déploient énormément d’énergie pour essayer de changer. Pourtant, une partie du comportement reste bloquée.


Je constate souvent que la procrastination est plus forte dans les domaines où la personne se sent particulièrement exposée. Elle peut être très efficace lorsqu’elle agit pour quelqu’un d’autre et se figer lorsqu’il s’agit de ses propres besoins.


Elle peut gérer les urgences avec une grande réactivité, mais reporter les décisions qui concernent son avenir. Elle peut également attendre d’être sous pression pour réussir à agir, car l’urgence ne laisse plus de place au doute ou à la peur.


Dans certains cas, la procrastination permet également de maintenir une forme de contrôle. Tant que la personne n’agit pas, elle n’a pas à affronter les conséquences possibles de son choix. Elle reste dans une situation inconfortable, mais connue.


L’accompagnement permet alors de ne plus se limiter à la question :

« Comment puis-je me forcer à agir ? »


Nous pouvons explorer une question différente :

« Qu’est-ce qui, en moi, rend cette action si difficile aujourd’hui ? »


C’est souvent à partir de cette compréhension que le changement devient plus durable.



Le premier pas vers le changement


Si vous vous reconnaissez dans cet article, il est important de ne pas réduire votre difficulté à un défaut personnel.


Vous n’êtes pas paresseux parce que vous avez du mal à commencer. Vous ne manquez pas nécessairement de volonté parce que vous reportez certaines actions. Vous êtes peut-être face à une peur, une pression ou une surcharge que vous essayez de gérer comme vous le pouvez.


Le premier pas ne consiste pas toujours à faire davantage. Il peut consister à observer, sans vous juger, ce qui apparaît juste avant que vous décidiez de remettre la tâche à plus tard.


Quelle pensée traverse votre esprit ? Quelle sensation apparaît dans votre corps ? Quelle conséquence imaginez-vous ? Que cherchez-vous à éviter ou à contrôler ?


Cette observation permet de ne plus subir automatiquement le même scénario. Vous pouvez ensuite apprendre à agir de manière plus progressive, sans attendre de vous sentir parfaitement prêt.


Comprendre ce qui vous bloque ne signifie pas rester indéfiniment dans l’analyse. Cette compréhension permet de choisir une réponse différente, plus respectueuse de votre fonctionnement et plus adaptée à ce que vous vivez réellement.



Kristof Bruand hypnothérapeute et psychopraticien à paris 10 - Thérapie brève - procastination

Vous savez peut-être déjà ce que vous aimeriez changer. Mais entre savoir ce qu’il faudrait faire et réussir à agir, il peut exister des peurs, des automatismes et des émotions qui demandent à être entendus autrement.


En hypnose, PNL et EFT, je vous accompagne à Paris 10 ou en visio pour comprendre ce qui entretient vos blocages, apaiser la pression intérieure et retrouver un passage à l’action plus naturel.


L’objectif n’est pas de vous forcer à devenir quelqu’un d’autre. Il s’agit de vous aider à avancer avec davantage de confiance, de clarté et de sécurité intérieure.





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Kristof Bruand, hypnothérapeute certifié et psychopraticien à Paris 10, à proximité des gares du Nord et de l’Est.


Spécialisé dans la confiance en soi, la gestion du poids, l’arrêt du tabac, la gestion du stress et les addictions, il reçoit sur rendez-vous en cabinet à Paris 10, secteur République, Gare du Nord et Gare de l’Est, ainsi qu’en visio.

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